Un CIAS, pourquoi?
Un CIAS, pourquoi?
La lecture de la presse nationale ou régionale, l’écoute des médias quels qu'ils soient, mettent en exergue le développement de la précarité, la multiplication des travailleurs pauvres, les difficultés face à l’emploi. Ces constatations, nul ne peut plus les ignorer.
Sans doute, ne le nions pas, la perte du pouvoir d’achat, les comportements liés à notre système de
consommation fragilisent le tissu social. L’illustration s'en fait presque exclusivement
à travers des situations vécues dans les grandes agglomérations.
La loi du nombre, le côté spectaculaire des opérations entreprises, à juste titre,
tout converge à ne médiatiser que les difficultés de nos métropoles.
Pour autant, peut-on dire que nos villages sont à l’abri de ces problèmes ?
La réponse est évidemment : NON !!
Simplement, les cas sont souvent isolés, méconnus…
Le monde rural a, de tous temps, connu des familles en difficulté. La solidarité,
charité étant souvent d’ailleurs le terme plus approprié, était la seule réponse.
Elle était familiale, de voisinage, ou liée aux structures auxquelles les habitants étaient
subordonnés, (église, propriétaires terriens).
Au fil du temps et de l’évolution de la société,
nos municipalités ont essayé de prendre le relais, en s’appuyant sur les services sociaux de plus
en plus développés (parfois) …et les moyens du bord (souvent !).
Quel élu de nos villages peut raisonnablement prétendre connaître aujourd’hui le fonctionnement du
tissu social ?
La bonne volonté est toujours appréciée …Elle est devenue insuffisante.
Il est légitime que nous bénéficions tous des mêmes droits, des mêmes soutiens, des mêmes aides
face aux aléas de la vie dont personne n’est à l’abri. La création d’un CIAS
"Centre Intercommunal d’Action Sociale" en remplacement de nos CCAS, veut répondre à ces objectifs.
Il bénéficiera de l’apport d’un professionnel de l’action sociale, fonctionnera en osmose avec les
services du département, de la région, de l’état et les associations caritatives.
Sa mise en place se doit de répondre à cette attente : offrir à tous les mêmes accès aux services
d’une société qui ne doit ignorer aucun des siens. Donner les moyens à chacun de garder,
sinon de retrouver, un peu de dignité, n’est ce pas le minimum que l’on puisse attendre d’une
société qui se veut civilisée ?